Mennecy info

L’actualité et l’information de Mennecy et des alentours

Mennecy info ?

Le site Mennecy info est un site indépendant relatant des informations de Mennecy et des alentours
  • Cécile Chevallier lundi 07 juillet 2008 | Le Parisien

    A la demande de Brières-les-Scellés, le tribunal vient d’ordonner la dissolution de la communauté de communes. Une décision lourde de conséquences…

    LA RUMEUR qui circulait depuis quelques semaines dans le sud de l’Essonne vient de se confirmer : le 31 décembre 2008, la communauté de communes de l’Etampois (CCE), qui regroupe environ 34 000 habitants de 22 villes du Sud-Essonne (Etampes, Saint-Escobille, Valpuiseaux…), n’existera plus. La décision de la cour administrative d’appel de Versailles (Yvelines) crée un cataclysme dans le secteur.

    Localement, tout le monde pointe du doigt Hubert François, le maire (SE) de Brières-les-Scellés.

    N’ayant jamais accepté d’être « intégrée de force » à la CCE par un arrêté préfectoral de 2003, la ville de 945 âmes a saisi la justice. En première instance, en 2006, le tribunal administratif avait débouté Brières. Mais, il y a quelques jours, la cour administrative d’appel lui a finalement donné raison. « Je n’ai rien contre l’intercommunalité, déclare l’édile. Mais nous étions depuis plus de deux ans en discussion avec le syndicat d’Etréchy. Personne n’en a tenu compte et il y a eu un manque flagrant de transparence et de concertation. La CCE voyait juste Brières comme la poule aux oeufs d’or. »

    La commune abrite en effet plusieurs entreprises sur son territoire, dont l’équipementier automobile Faurecia, qui verse à la CCE plus de 355 000 € par an de taxe professionnelle. Mais à la CCE, on rejette cette analyse vénale. « Il existe une logique de territoire entre Brières et Etampes », rétorque Franck Marlin, député-maire UMP d’Etampes, une des premières victimes collatérales : au 31 décembre 2008, il perdra la présidence du Siredom (deuxième syndicat en France pour les ordures ménagères), où il siège en tant que délégué communautaire. « Je pense surtout à la centaine de personnes employées à la CCE. Que vont-elles devenir ? s’inquiète Franck Marlin. Et les habitants de Brières se rendront vite compte de la différence : les familles ne versent que 150 € de cotisation pour le conservatoire. Mais sans les tarifs préférentiels de la CCE, ce sera 800 €. Idem pour la piscine, les activités sportives… »

    « Pour une question de forme, on met en péril des projets économiques »

    Jacques Garrau, sous-préfet d’Etampes, ne cache pas non plus ses inquiétudes. « Pour une question de forme, on met en péril des projets économiques. Par exemple le centre de recherche de Faurecia. Ce projet communautaire pourra-t-il être mené à terme si la CCE disparaît ? » Autant de questions qui ne devraient pas rester en suspens très longtemps.

    Cette semaine, le conseil municipal de Brières a rendez-vous avec la CCE. Et la semaine d’après, avec Juine et Renarde, l’intercommunalité d’Etréchy. « Il faut repartir sur des bases saines, tranche Hubert François. On regardera quelle intercommunalité paraît la plus intéressante pour Brières. » Même son de cloche à la CCE. « Passé la colère et le sentiment de gâchis, il faut aller de l’avant et préparer le 1 e r janvier 2009, conclut Jean Perthuis, président UMP de l’Etampois. On en profitera pour étudier la demande d’autres communes qui, comme Saclas, frappent à notre porte. »

    No Comments